Introduction aux tenues victoriennes qui accompagnent mes creations

Pourquoi j'ai choisi d'accompagner mes nouvelles créations de tenues victoriennes ?

Choisir des tenues victoriennes pour accompagner mes créations révèle la passion que j'ai aussi pour les costumes, la couture et particulièrement pour cette période où l'on porte des robes du soir, des robes de ville, de bal...

Les harmoniser avec les couleurs de mes créations pour partager ces belles réalisations de couturiers célèbres à cette époque: Charles Frédéric Worth, Jeanne PAquin, Paul Poiret...

UNE ENVIE DE PARTAGE

Cette passion pour ces élégantes toilettes me vient de l'enfance. Dans la volée d'escalier qui menait à ma chambre y étaient accrochées des gravures de cette toilette. Je les ai maintes fois observées, détaillées, déchiffrées. Lorsque mes parents ont quitté la maison à étages pour un plein pied j'ai récupéré ces gravures qui ornent aujourd'hui mon atelier.

Je vous partagerai au gré de mes découvertes, les détails, les secrets de ces tenues. 

LA REVOLUTION DE L'INDUSTRIE DU TEXTILE EST EN MARCHE

     L'époque Victorienne se situe dans les années 1870.

L'industrie de la mode est en pleine révolution:

- la première machine à coudre à un fil de Thimonnier est présente depuis 1830.

- 1846 Walter Hunt et Elias Howe la perfectionne en ajoutant un second fil.

- La première machine qui coupe les vêtements date de 1854,

- la machine qui fait les boutonnières arrive en 1867.

- Celle qui coud les boutons n'apparaîtra qu'en 1900

       

Des maisons de modes se créent pour répondre à la demande des riches bourgeoises.

Les "grands magasins" se développent avec leurs rayons de mode.

Les magazines de mode se multiplient: la mode illustrée, l'Art et la Mode, De Gracieuses, le Cachet de Paris...

1886 c'est l'apparition des premiers sous-vêtements laine, créés par le Docteur Jaeger. Ces derniers laissent respirer la peau: on commence à s'intéresser médicalement au corps. On sait que les corsets compriment le buste et déforment le corps de manière irréversible.

 

LA CRINOLINE DISPARAIT, LE COSTUME EVOLUE

1867 Charles Frédéric Worth fait disparaître la crinoline. Elle est remplacée par des poufs faits de crins ou des armatures qui rejettent le volume de la robe vers l'arrière accentuant ainsi la cambrure. On tend sur ces poufs de lourds tissus.

On use et abuse des passementeries, glands, pompons et franges pour garnir les costumes.

 

Le corsage va s'équiper de manches à gigot montées pour élargir les épaules. Il peut être court ou à longues basques.

les manches sont plus longues, évasés en bas en pagode ou collantes jusqu'aux poignets.

Les décolletés sont sages, souvent carrés.

On porte avec élégance le chapeau posé sur des cheveux coiffés en longues anglaises ou réunis en chignon. On le pose très en avant sur le front. Il est souvent petit, étroit, ovale, peu recevoir des plumes .

 

Sources: http://lecostumeatraverslessiecles.chez-alice.fr/